A N I M A L

être un animal aujourd'hui.


Pourquoi cette page...

L'animal est petit à petit devenu plus familier à l'homme. Ne se contentant plus d'un vulguaire chien ou chat, il part régulièrement en chasse de nouveaux animaux de compagnie, du plus improbable au plus sauvage. Cependant, quelque chose me choque toujours autant :
Alors que nous ne cessons d'élargir notre cheptel "domestiqué", nous continuons de nous comporter comme de complets dominants envers nos amis les bêtes, ignorant le plus souvent leurs comportements, règles sociales et mode de communication. Sommes-nous tellement plus intelligents ? Quelle est cette intelligence qui nous permets un tel mépris de ce que nous étions pourtant il y a si longtemps ? J'ai souvent honte de voir à quel point l'être humain se surestime.
Observer l'animal, le respecter et apprendre à communiquer avec lui me semble vital, nécessaire et surtout tellement plus fort sur un plan émotionnel. Alors que certains ne le considère pas davantage qu'un objet inanimé, je retire du plaisir, un réel plaisir, et beaucoup de fierté à l'appréhender en tant qu'égal. Le but n'est pas d'humaniser à outrance l'animal, mais tout simplement de le respecter en tant qu'être vivant doté d'un cerveau et de sens. "Egal" ne signifie pas ici de transformer le chien ou le lapin en troisième "bébé" de la famille, mais juste de lui faire une place dans un environnement global.
L'animal n'est ni un objet, ni un outil de jeu ou de travail pur, encore moins un "cadeau". Il est ce que vous êtes. Et bien souvent, ce que certain font subir à l'animal n'est que le reflet de leur médiocrité dans notre univers.

V. Albertosi









Définition :


animal : Nom masculin (latin animal, -alis, être vivant, de anima, souffle, principe vital)

Cet article fait partie du DOSSIER consacré à la biodiversité.

Par opposition à végétal, être vivant organisé, généralement capable de se déplacer et n'ayant ni chlorophylle ni paroi cellulaire cellulosique.

Par opposition à homme, être animé, dépourvu de langage articulé : Animal sauvage, domestique.
 Animaux de boucherie.

Familier. Cet animal(-là), l'animal, etc., expressions péjoratives, appliquées à quelqu'un dont on a à se plaindre, qui manque de correction ou de délicatesse.


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Toujours extrait de l'encyclopédie Larousse :



Le nombre d'espèces animales :

Il est très difficile d'évaluer le nombre des espèces animales vivant actuellement sur la Terre. D'abord, parce que certains spécialistes considèrent comme des espèces ce que d'autres assimilent à de simples sous-espèces. Ensuite, parce que tous les jours des espèces inconnues sont découvertes, puis décrites scientifiquement : il s'agit, dans leur très grande majorité, d'insectes ou d'autres invertébrés (marins pour la plupart), donc généralement d'animaux de petite taille.





Cependant, des poissons, des reptiles, des oiseaux, des mammifères (parfois de la taille d'une gazelle ou d'un pécari) sont encore découverts de nos jours. Certes, cela consiste souvent à distinguer des espèces très voisines, ayant été auparavant confondues, mais aussi à décrire des espèces vraiment nouvelles d'un point de vue scientifique. Elles nécessitent même parfois la création d'un genre, d'une famille, voire d'une classe nouvelle.

Si l'on s'en tient aux vertébrés terrestres (c'est-à-dire en excluant les poissons), le nombre d'espèces décrites était d'environ 800 au temps de Linné (1758), de 1 400 à l'époque de Cuvier (1817), de 21 500 à la fin du XIXe s., et de presque 30 000 aujourd'hui (soit près de 6 200 amphibiens, plus de 8 200 reptiles, quelque 9 900 oiseaux et plus de 5 400 mammifères). Pour leur part, les poissons comptent plus de 30 000 espèces connus. Les cnidaires sont évalués à quelque 10 000 espèces, les mollusques à 80 000 et les arthropodes à environ 1 million d'espèces, soit 80 % du règne animal, dont on connaît actuellement environ 1,3 millions d'espèces. Les insectes, à eux seuls, sont riches de 950 000 espèces, dont plus de 400 000 coléoptères.

Selon les évaluations de la zoologiste Terry Erwin, notamment en Amazonie, il existerait plus de 50 millions d'espèces animales sur la Terre, dont 30 millions d'insectes. Il faut dire qu'en Amazonie, un seul arbre peut héberger jusqu'à 1 200 espèces d'insectes ! Toutefois ces chiffres sont à considérer avec précaution, car ils correspondent à une extrapolation faite à partir du comptage des individus récupérés après épandage d'insecticides.

Il n'en reste pas moins que la classification des animaux est en constante évolution, surtout chez les insectes : des collections énormes d'individus ont été récoltées, mais ils n'ont pas encore pu être identifiés à cause du nombre trop réduit de zoologistes. (→ biodiversité.)

 








Les droits de l'animal

Le mouvement de protection des animaux domestiques est, au départ, assez différent dans son esprit de celui des espèces sauvages. Dans le cas des premiers, en effet, il ne s'agit pas de préserver une espèce en tant que telle. Par le fait même qu'elle est domestique, une espèce ne peut être menacée de disparition, bien que de nombreuses races domestiques le soient aujourd'hui, parce que leur élevage a été délaissé. La proximité entre l'homme et les animaux domestiques a fait que les premières sociétés de protection animale se sont d'abord fondées pour défendre les chiens, les chats et les chevaux, ces derniers étant à l'époque nombreux dans les villes. Par la suite, ce sont toutes les espèces domestiques qui ont bénéficié des lois.

Alors que la protection de la nature s'intéresse surtout aux espèces, la protection des animaux concerne essentiellement l'animal en tant qu'individu. Elle combat aussi bien les mauvais traitements et les actes de cruauté émanant d'une seule personne que ceux relevant de loisirs, de traditions ou de pratiques comme l'expérimentation animale et l'élevage en batterie.

En 1978, dans les bureaux de l'Unesco à Paris, était proclamée une Déclaration universelle des droits de l'animal. Remaniée en 1989, elle est largement inspirée de la Déclaration des droits de l'homme de 1789. Ainsi, l'article premier stipule : « Tous les animaux ont des droits égaux à l'existence dans le cadre des équilibres écologiques. Cette égalité n'occulte pas la diversité des espèces et des individus. » L'article deux souligne la responsabilité de l'homme à l'égard des autres espèces animales. La déclaration condamne les mauvais traitements et, si elle n'interdit pas formellement la mise à mort des animaux, notamment ceux d'élevage destinés à l'alimentation, elle recommande de leur donner une mort sans douleur. Article III : « 1. Aucun animal ne sera soumis ni à des mauvais traitements ni à des actes cruels. 2. Si la mise à mort d'un animal est nécessaire, elle doit être instantanée, indolore et non génératrice d'angoisse. » Une Ligue internationale des droits de l'animal tente de faire passer dans les faits les 14 articles de cette constitution. Elle est relayée dans de nombreux pays par des ligues nationales. En France, la Ligue française des droits de l'animal agit parallèlement aux associations plus anciennes (Société protectrice des animaux, Assistance aux animaux) et à d'autres, plus spécialisées.

 



Les animaux victimes

Parmi les actes individuels dont sont victimes les animaux domestiques, le problème de l'abandon des chiens et des chats lors des départs en vacances est l'un de ceux qui ont le plus mobilisé les défenseurs des animaux. D'une façon générale, la vogue des animaux de compagnie se retourne souvent contre ceux-ci, qui sont victimes de trafics, de vols ou d'euthanasie dans les fourrières. Stérilisation et tatouage sont de plus en plus vivement conseillés pour lutter contre ces pratiques et diminuer les risques de vol ou d'abandon. Les chiens de chasse sont, dans certaines régions, particulièrement convoités et revendus ailleurs à des chasseurs peu scrupuleux.

Nombre de jeux, sports ou traditions cruels sont la cible des défenseurs des animaux. Parmi ceux qui concernent les espèces domestiques, citons le tir aux pigeons vivants (aujourd'hui interdit en France après une longue lutte), les combats de coqs ou de chiens et les courses de taureaux. Les corridas sont particulièrement réglementées et ne peuvent avoir lieu que dans les régions où elles appartiennent à des traditions ancestrales. Ces dernières sont critiquées par les partisans de la protection des animaux, même si elles ne comportent pas de mise à mort. De telles pratiques sont d'ailleurs condamnées par l'article 10 de la Déclaration des droits de l'animal.

 



L'expérimentation animale

Bien qu'elle ait été pratiquée depuis l'Antiquité, l'expérimentation animale a seulement pris de l'importance au XIXe siècle. D'abord limitée aux domaines scientifique et médical, elle s'est étendue, au XXe siècle, à beaucoup d'autres secteurs. Ainsi, l'efficacité ou la toxicité de nombreux produits (cosmétiques, teintures, pesticides, peintures, armes) sont testés sur les animaux.

On avance le chiffre de plusieurs centaines de millions d'animaux sacrifiés annuellement dans le monde, la plupart étant utilisés à des fins commerciales (pour tester des produits autres que des médicaments). Le terme d'« expérimentation animale » est aujourd'hui préféré à celui de « vivisection » (dissection ou opération réalisée sur un animal vivant non anesthésié dans un but expérimental) : l'emploi de ce dernier, à forte portée émotionnelle, n'est plus justifié car les opérations (du moins celles concernant les vertébrés) sont aujourd'hui réalisées sous anesthésie.

La liste des expérimentations effectuées est très importante et recouvre pratiquement tous les domaines de la biologie, de la médecine et des sciences du comportement. Pourtant, durant longtemps, la plupart des associations de protection animale restèrent assez modérées en face de ce problème, considéré comme un mal nécessaire.

Si la contestation des expérimentations commerciales est moralement assez facile, elle est peut-être plus délicate sur un plan économique, sauf à retirer du marché un grand nombre de produits (dentifrices, crèmes, etc.), ou à faire de l'homme lui-même un consommateur cobaye.

La contestation des expériences à but scientifique et médical (recherche sur le cancer, l'épilepsie, le sida, etc.) se heurte à des difficultés bien plus grandes. Certes, l'extrapolation de certains résultats (ceux des tests de toxicité, par exemple) de l'animal à l'homme est loin d'être toujours valable. Mais les solutions proposées ne permettent nullement de répondre à toutes les questions posées, quand elles ne sont pas totalement inadaptées. Peu à peu, cependant, les méthodes de substitution à l'expérimentation animale gagnent du terrain, qu'il s'agisse des cultures de cellules, des simulations par ordinateurs, des modèles mathématiques et de bien d'autres techniques. Beaucoup de chercheurs eux-mêmes sont désormais les premiers à les promouvoir et à les utiliser.

 



Les animaux d'élevage

Autre domaine ayant pris une très grande importance au XXe siècle, l'élevage en batterie, ou élevage industriel, est également devenu une préoccupation majeure des défenseurs des animaux. Apparu vers 1950, il était un résultat de l'essor démographique et des besoins alimentaires des pays occidentaux et aussi de la réduction de l'espace disponible pour l'élevage traditionnel.

Dans certains de ces élevages, les veaux sont enfermés dans des boxes où ils ne peuvent pas bouger. Au bout de trois mois d'une telle détention, le veau est complètement déformé, et il doit être traîné à l'abattoir. Quant aux poules, elles sont entassées au sol ou sur des treillis métalliques à raison de 20 ou 25 au mètre carré. Les pondeuses sont enfermées, sur plusieurs étages, par 4 ou 5 par cage de 40 x 40 cm. Le plancher de ces cages descend vers une gouttière dans laquelle roulent les œufs.

Ces élevages sont un champ d'expériences pour de multiples techniques nouvelles, qui, toutes, rabaissent l'animal au rang d'objet. Ainsi, des porcelets, délivrés par césarienne, sont enfermés dans des bulles de plastique qui les isoleront du monde pendant un mois. Ce sont des animaux IOPS, c'est-à-dire « indemnes d'organismes pathogènes spécifiques ».

Depuis quelques années, sous la pression des consommateurs, mais aussi pour créer de nouveaux débouchés commerciaux, un élevage traditionnel amorce un retour timide. Les conditions d'abattage ont, de même, été réglementées, la mise à mort en pleine conscience étant interdite (ce qui ne veut pas dire que la loi soit toujours respectée). De même le gavage des oies pour obtenir le foie gras a fait l'objet de vigoureuses campagnes de contestation.















L'éthologie :






nullConnaissez-vous l'éthologie ?
Eh bien j'avoue à ma grande honte que je n'avais jamais entendu parlé de cette science et bien sur de ce terme. Alors que, pourtant, cette façon de concevoir les relations entre l'homme et l'animal m'a toujours semblé une évidence !!!
Pour ceux et celles qui ne connaissent donc pas, à ce jour, l'éthologie, voici quelques informations précieuses...





L'éthologie, définie originellement comme l'étude des comportements instinctifs, se définit actuellement, plus généralement, comme la biologie du comportement.

 


Une référence

Campan et Scapini ont publié récemment un manuel en français qui couvre l'entier du domaine, et qui est plutôt bien écrit. On pourra lui reprocher sa vision très classique de l'éthologie, mais c'est probablement actuellement le meilleur ouvrage général en français. (Campan R., Scapini F. Ethologie: Approche systémique du comportement. Bruxelles: De Boeck Université, 2002).

 

Deux traditions parallèles anciennes

Campan et Scapini, dans leur manuel, essaient de distinguer et de détailler les filiations des différents courants de pensée (à vrai dire très imbriqués les uns dans les autres) qui régissent l'étude du comportement animal dès les 17ème et 18ème siècle. Pour simplifier, on peut voir deux grandes tendances:

  1. - le courant issu de la philosophie mécaniciste de Descartes, qui donnera naissance à l'approche neurophysiologique, et de là à l'approche expérimentale du comportement (psycho-physique, puis psychologie animale expérimentale, puis psychologie comparative expérimentale et béhaviorisme), d'une part;
  2. - et, d'autre part, le courant issu de la tradition naturaliste remontant à Aristote, qui, intégrant la théorie darwinienne, va donner naissance à l'éthologie naturaliste de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème.

 

Le début du 20ème siècle: deux courants s'opposent

Dans la suite des deux traditions mentionnées plus haut, on observe dans la première moitié du 20ème siècle une scission sévère entre deux façons opposées d'étudier le comportement, scission matérialisée par l'Océan Atlantique; de part et d'autre de cet océan, les questions de base sur le comportement n'étaient même pas identiques.

Les éthologues posent la question des mécanismes du comportement, de sa fonction et de son évolution. Ils étudient les comportements innés dans de nombreuses espèces (notamment afin de saisir les différences et les points communs), et, pour comprendre la fonction normale du comportement, ils essaient souvent d'étudier l'animal dans son habitat naturel ou dans des environnements simulant cet habitat naturel.

La psychologie comparée, et particulièrement l'école béhavioriste, met par contre l'accent sur les mécanismes et le développement du comportement. A ce titre, les psychologues étudient surtout l'apprentissage. Ils sont à la recherche de lois générales du comportement, et pensent que le comportement doit être étudié de manière contrôlée, dans un laboratoire. Très peu d'espèces les intéressent: essentiellement le rat surmulot (dans sa version de laboratoire), Rattus norvegicus, et le pigeon, Columba livia.

L'éthologie objectiviste "classique"

Durant la décennie 1930-40, deux pionniers, Konrad Lorenz et Niko Tinbergen, créent le premier cadre théorique cohérent concernant le comportement animal: celui de l’éthologie objectiviste, qualifiée plus tard de classique. Ce sont principalement les événements préparatoires, immédiatement antérieurs au comportement, et ceux qui contrôlent finalement l’exécution du comportement, qui sont au centre de ce premier cadre théorique. Lorenz et Tinbergen ont été récompensés par le Prix Nobel de Médecine en 1973.

 

Lorenz

Né en 1903, Konrad Lorenz étudie la médecine, l'anatomie comparée, la philosophie et la psychologie. Jusqu'en 1940, l'essentiel de son travail d'éthologue consiste en des observations d'animaux domestiques dans la maison familiale à Altenberg. Il pensait que le comportement des animaux dans leur milieu naturel ne pouvait pas se réduire à des processus identifiés sur les rats de laboratoire. Il a donc cherché à fonder un ensemble explicatif théorique et une méthode, qui rendraient compte d’une manière générale de la diversité des comportements instinctifs, notamment chez les oiseaux et les poissons, tels que l’on peut les observer ou les révéler par l’expérimentation dans les milieux naturels ou dans des conditions aussi proches que possible de la nature.

 

Tinbergen

Niko Tinbergen: Né en 1907, il a une formation de zoologue. Il étudie les goélands et les sternes, puis les guêpes, avant de travailler avec Lorenz sur les oies (1938). A partir de cette époque, il apporte sa contribution à la fondation de l'éthologie objectiviste. Comme on le verra plus bas, Tinbergen a joué un rôle unificateur de premier plan dans l'étude du comportement animal.

 

L'éthologie aujourd'hui

Division

En réalité, même si les noms de Lorenz et de Tinbergen sont les plus indissociables de l'éthologie, entre les années 1940 et 1960, deux positions s'affrontent (dont, avec le recul, on se rend compte qu'elles ne sont qu'une question d'accent; mais le contexte politique les a radicalisées):

  • - Celle de l'éthologie objectiviste, selon laquelle l'instinct est inné et héréditaire alors que l'apprentissage complète l'instinct (suivant une prédisposition innée à apprendre); ce qui revient à dire que l'ensemble du comportement est inné et héréditaire.
  • - Celle, constructiviste, des naturalistes américains Maier et Schneirla, selon lesquels l'instinct se développe sous les effets combinés et indissociables de la maturation et de l'expérience, la dose d'innéité et celle de l'acquisition variant selon les individus, les types de comportement et les espèces.

Le rapprochement a eu lieu ensuite, sous l'impulsion de la génération suivante d'éthologues: Baerends, Hinde, Manning, Marler, Bateson, Immelman, et notamment de Tinbergen.




Unité: Les quatre questions de Tinbergen

C'est la publication, par Tinbergen, d'un article ("Les buts et les méthodes de l'éthologie") en 1963 qui a produit l'unification du domaine. Tinbergen a mis l'accent (dans cet article et dans toute sa carrière) sur la nécessité de comprendre le comportement à différents niveaux: phylogenèse, adaptation (fonction pour la survie et la reproduction), mécanismes, et développement.

L'étude du comportement animal est devenue un programme unifié, avec en son noyau l'hypothèse centrale que tout comportement a une histoire évolutive, une fonction biologique, un mécanisme neural sous-jacent, et une histoire développementale. Cette unification a fait que les distinctions traditionnelles se sont effacées.

Au travers des quatre questions de Tinbergen, l'éthologie vise donc:

·         l’analyse descriptive du comportement et/ou de son ontogenèse;

·         l’analyse des causes immédiates (mécanismes) du comportement et/ou de son ontogenèse ;

·         l’analyse de la fonction (rôle adaptatif) du comportement, dans le cadre de la théorie synthétique de l’évolution, et, par conséquent, l’analyse des mécanismes influençant la phylogenèse du comportement.

En recherchant et en apportant bon nombre de réponses à ces questions au cours des 4 dernières décennies, l'éthologie a acquis le statut d'une discipline à part entière dans la biologie.

Ces quatre questions se répartissent de toute évidence entre des questions "Comment" et des questions "Pourquoi".

"Comment": les causes proximales

Comment les systèmes nerveux et musculaires sont-ils intégrés pour permettre la réponse?

Quel est le stimulus qui déclenche la réponse, et comment est-il détecté?

Comment l'ontogenèse affecte-t-elle le comportement?

Quelle est la relation entre gènes et comportement?

"Pourquoi": les causes ultimes (raisons évolutives)

Quelle est la fonction du comportement, en ce qui concerne la survie et la reproduction?

Comment le comportement a-t-il évolué au cours de la phylogenèse?

Une nouvelle scission en deux grands pôles

Si elle était à l’origine une discipline indépendante, aujourd’hui, en relation avec les développements spectaculaires de la biologie en direction de l’approche moléculaire, et des avancées théoriques sur le front des mécanismes de l’évolution, l’éthologie tend à s’intégrer à des démarches explicatives pluridisciplinaires telles que l’éco-éthologie, la neuroéthologie, la génétique du comportement, les neurosciences, les sciences cognitives, la sociobiologie et la psychologie évolutionniste. On trouve d'ailleurs de plus en plus rarement le terme d'éthologie, qui est resté associé surtout à l'éthologie objectiviste classique de Lorenz. Cette désignation est le plus souvent remplacée par des désignations plus spécifiques au domaine, ou plus neutres comme "Etude du comportement animal".

Comme le relèvent Campan et Scapini dans leur ouvrage, au cours des deux dernières décennies, le champ de l’éthologie a réduit les "four why’s" de Tinbergen à deux ensembles, celui de la causalité proximale et celui de la causalité ultime. Cette bipolarisation conduit, comme l’avait prédit Wilson en 1975, dans le premier chapitre de sa Sociobiologie, pour l’an 2000, à une scission relativement claire entre deux ensembles de chercheurs, de concepts et de méthodes relevant de deux champs différents :

L'étude des mécanismes neurosensori-moteurs qui sous-tendent l’expression comportementale (ce qui inclut également les dimensions génétique et ontogénétique): une neuroéthologie qui expliquerait les comportements naturels avec les concepts et les méthodes de la neurobiologie intégrative (liée à la biologie cellulaire), en y associant aussi l’approche computationnelle des fonctions cognitives (éthologie cognitive).

L'étude des stratégies comportementales spécifiques des espèces, sélectionnées par les processus phylogénétiques en raison des fonctions qu’elles assurent (éthologie fonctionnelle), dans le cadre des sciences de l’évolution en liaison avec l’écologie et la biologie des populations (écologie comportementale et sociobiologie).



le site dont est tiré cette approche est celui-ci :


http://ethologie.unige.ch/accueil.htm

 





Un site très intéressant également :

http://www.ethologie.info/




























Ethologie équine :
 
Elle de plus plus en plus utilisée pour comuniquer et dresser les chevaux. C'est absolument fantastique...
Ce sujet vous intéresse ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89thologie_%C3%A9quine





Ethologie canine :

http://comportement-canin.over-blog.com/article-17009006.html

Pour les chiens, on parle souvent de "comportementalistes" :
Attention !!!!!! Il existe beaucoup de "psy" pour chien, (autrement dit pour maitres), qui vous prendrons des sommes importantes sans que vous n'ayez pu apprendre les réelles clés du dressage et de la communication avec votre animal ! N'oubliez pas que le but d'un vrai comportementaliste, d'un éthologue certifié et diplômé, est de vous faire découvrir comment votre chien perçoit les choses, comment agir avec lui et comment vous faire respecter en tant que maitre, tout en trouvant LA solution adaptée aux deux protagonistes !
Il n'est nulle question d'appliquer au chien une punition "humaine" ou de lui parler comme vous le feriez à un enfant...

Les nombreux blogs ou sites que vous trouverez sur le net sont très souvent ceux de professionnels présentant leur activité. J'ai du mal à référencer UN ou deux sites "officiels" traitant specifiquement de l'éthologie canine.








Ethologie féline :


Impossible aussi de référencer des blogs ou sites ne traitant QUE de l'éthologie féline. Seuls des éleveurs ou comportementalistes parlent d'éthologie sur leurs sites, mais de manière succinte ou orientée.
Si vous souhaitez en savoir davantage sur l'éthologie appliquée au chat, rendez-vous sur l'un des deux sites cités plus haut.
Des formations ouvertes à tous ou aux professionnels sont de plus en plus proposées. Vous n'aurez aucun mal à trouver des coordonnées sur le net.
Aupoaravant et afin de bien cibler vos attentes, prenez le temps de consulter les 2 sites : 


http://ethologie.unige.ch/accueil.htm

et

http://www.ethologie.info/